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17 Sep, 2019
  • Mis à jour le vendredi 13 septembre 2019 à 17:15:07

L’HISTOIRE DU JUDO EN EUROPE


Ré-NiéEn Europe, le premier club est fondé à Oxford au début du siècle. Mais il ne s’agit pasRe Nie ouvrage vignette réellement d’un club de judo. Il s’agit plutôt d’une école de défense japonaise. Deux français s’y inscrivent, dont Ré-nié, qui ouvre une petite salle à Paris. Mais il ne s’agit toujours pas de judo à proprement parlé. Ré-nié ne forme pas d’élève et préfère sa gloire personnelle en faisant des combats contre des lutteurs et des boxeurs.

LE PRIEUR est une personne dont le rôle est aussi important. Ce dernier est en effet un marin qui est envoyé au Japon. Il va pendant deux Yves Paul Gaston Le Prieur vignetteans étudier les techniques du judo et du ju jitsu avec Kano . Il apprend également le japonais et traduit certains écrits.

De retour en France, il essaie de pratiquer, mais il ne peut continuer du fait du manque de pratiquants. De plus en 1924, maître ISHIGURO, qui est un élève de Kano, essaie de modifier le judo en France. Il ouvre un dojo, s’entraîne avec des amis japonais, mais n’arrive pas à implanter le judo en France.

moshe feldenkrais vignettePar conséquent, dans les années 1930, le judo est inconnu en France, mais est déjà développé en Angleterre. En 1933, FELDENKRAIS s’intéresse au judo et fonde le Kawaishi vignettepremier club de judo en 1936 : Le ju jitsu club de France. Pour enseigner le judo, il fait venir d’Angleterre un expert. Il s’agit de maître KAWAISHI. Ce dernier a un rôle très important pour le judo en France. Son influence s’exerce en effet jusque dans les années 1960 et même après. Quand il arrive en France, Kawaishi fonde son propre club qu’il appelle le club franco-japonais. Mais rapidement les deux clubs fusionnent et Kawaishi dirige donc le seul club de judo français. Il va également comprendre rapidement la mentalité française qui est beaucoup plus pragmatique qui la mentalité japonaise. Il crée ainsi sa propre méthode. Il définit ainsi les ceintures, qui n’existaient pas alors (ceintures blanches, jaunes, oranges, vertes, bleues et marrons). Les demi-ceintures ne seront crées qu’à la fin des années 1980. Il met aussi au point une méthode de structuration des mouvements. Cette méthode est obligatoire. Kawaishi s’affirme donc de plus en plus et fait de plus en plus de choses (formation, combat, arbitrage, …). Il va contrôler en quelque sorte le judo français. Toutefois pendant la guerre, il fuit la France et retourne au Japon. Quand ce dernier revient, il perd considérablement de son importance. La fédération française de judo est en effet créée en 1946 et le collège des ceintures est fondé en 1947. Le problème la méthode Kawaishi est en effet d’être fondée sur des notions de contact et d’appuis face aux attaques (en attaque, on entre le pied gauche en avant et en cercle). Elle ignore totalement le rôle des déséquilibres. A partir des années 1970, il apparaît la méthode française. Mais celle-ci a l’avantage de structurer le judo. De plus, ne parlant pas très bien français, sa méthode d’enseignement repose sur la démonstration.

En 1965, la FFJDA crée une commission et essaie de réfléchir sur l’enseignement du judo et cette commission est chargée de mettre en place une politique d’enseignement du judo, qui vise à unifier le judo : C’est la méthode française. Les critères d’apprentissage ne se font plus en fonction des caractéristiques techniques du mouvement, mais de la valeur éducative du mouvement, de son moindre danger, de son impact psychologique sur l’élève, … De plus le travail au sol est axé vers un travail de simplification et de logique. Le classement dans la méthode française se fait selon les contrôles :

·       Contrôle en diagonal : Gesa.

·       Contrôle sur 4 points : Shiho.

Cela s’applique aussi quelque soit la position de uke : A coté, à cheval, derrière l’épaule. Il existe 5 immobilisations de base, à savoir :

·       Hon gesa gatame.  - 
·       Ushiro gesa gatame.  - 
·       Yoko shiho gatame.  - 
·       Kami shiho gatame.  - 
·       Tate shiho gatame.  - 

 

Il existe de nombreuses variantes, qu’on appelle les Kuzure.

Debout l’enseignement des mouvements se fait en statique et en déplacement. Cependant il ne faut pas passer trop vite aux mouvements en déplacement. L’ordre d’apprentissage suit l’ordre de la complexité, à savoir du plus simple au plus compliqué. Par conséquent la progression pédagogiqueceintures kyoku vignette des différentes techniques se fait selon le modèle de grades de Kawaishi (les kyu). Généralement on commence par les mouvements de hanche. L’apprentissage des mouvements suit certaines notions, telles que la notion de contrôle et de tourner le dos à l’adversaire. Les mouvements de hanche sont intéressants car ils permettent de réaliser des mouvements de grande amplitude tout en conservant le contrôle. De même l’apprentissage des chutes se fait du plus simple au plus compliqué. On commence ainsi par les chutes arrières, puis les chutes latérales et enfin les chutes avants. La frappe lors des chutes permet de casser l’onde de choc émise pendant la chute. Il est également important de faire attention à sa position initiale et de bien coordonner la frappe avec la chute. De façon générale, l’analytique ne doit pas trop intervenir dans les méthodes d’apprentissage. Pour cela il faut introduire des éducatifs différents et conserver un caractère ludique.

L’étude technique d’un mouvement de façon théorique nécessite une procédure d’apprentissage :

·       On commence par les généralités : On montre souvent l’efficacité du mouvement.

·      On passe aux explications techniques, à savoir placement, déséquilibre et chute (Tsukuri, Kuzuchi, Kake). Le placement et le déséquilibre se font en même temps.

·       On assiste sur les points essentiels : Placement du bras, contact du corps, …

·       Les fautes à éviter.

·       On fait voir les différentes opportunités (mouvement à droite et à gauche, en cercle, …).

·       Les esquives de défense.

·       Les combinaisons.

·       Les contres-prises face à la défense.

·       Les liaisons debout-sol.

·       Les exercices spécifiques (ex : Les Uchi komi, les rendoris à thème).

Le judo, en Europe, a un succès rapide et surtout en Angleterre. Mais jusqu’en 1939, c’est le Logo Kodokan vignetteKODOKAN, qui dirige le développement du judo au niveau mondial. La propagation du judo va être toutefois ralentit par la guerre et après la guerre par sa relative interdiction au japon suite à l’occupation américaine du japon. Le judo était alors vu comme un moyen de se battre. Le Kodokan perd alors de son importance. Mais rapidement l’interdiction américaine est levée et le judo se structure en même temps à l’étranger. Il apparaît alors des fédérations nationales et internationales. C’est à cette époque que le judo apparaît aussi comme un sport de compétition. De plus le judo d’après guerre est essentiellement masculin. Il arrive aux jeux olympiques en tant que démonstration en 1964 et en tant que compétition en 1972 à Munich. Par contre le judo féminin se développe seulement dans les années 1970 et il vient aux jeux olympiques en 1988.

 

Sources images :

http://www.tao-yin.com/
http://judo-fontaine.voila.net/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Le_Prieur
http://www.blogg.org/blog-79861-themes-judo-249689-offset-305.html
http://judo-montois-la-montagne.e-monsite.com/album/jigoro-kano/2/
http://www.bien-etre-feldenkrais.org/moshe_feldenkrais.html
http://lieuxdits.free.fr/judo.html
http://judobrissacquince.centerblog.net/
http://jujitsu.taissy.free.fr/techniques/ne-waza/
http://www.stadefrancais.com/judo/newsite/Dessins_judo/Osaekomi_Waza.html
http://www.shinbudo.ch/index.php?page=programme-kyu